*Comme chaque vendredi, son père n'est pas là, il est surement encore repassé au café après son travail.
C'est comme ça : il va travailler, il revient tard le soir, et s'écroule dans son fauteuil après avoir bu un vers de trop...Elle va à l'école, elle revient pour s'occuper de la maison, elle fait ses devoirs, puis elle s'écroule de fatigue dans sa chambre. (merci 'Tel=))
A 17 ans on est plus grand qu'à 10 ans mais on est tout aussi fragile...
Ca n'à pas été toujours comme ça, avant ils étaient heureux, ils vivaient dans une charmante maison, dans un superbe village, ils avaient des amis avec qui ils vivaient tout, avant ils étaient trois...
Elle en a toujours voulut à son père de l'avoir obligé à partir, déménagé, loin d'elle, de Nina... Il lui avait souvent répété « mais enfin tu vas l'oublié, ce n'était qu'une copine, tu t'en feras d'autre » c'est clair jamais, personnes n'avait compris, que quelque choses de très fort les liait l'une à l'autre. Elle pensait très, trop souvent à elle, elles s'envoyaient une lettre toutes les semaines, mais des bouts de papier ne remplacent pas la présence.
Ce soir, il n'était pas là, comme d'habitude elle ne pouvait pas lui faire confiance, elle devait sortir à une soirée avec des amis, il le savait, mais il préférait boire un vers de plus plutôt que de faire plaisir à sa fille et rentré pour lui permettre de partir s'amuser, pour un soir. Ce n'est que vers minuit que monsieur décida d'enfin rentrer. Mais elle décida de sortir quand même après tout une soirée ne commence réellement que vers minuit, elle ne lui dit rien, à quoi bon il ne l'aurait même pas écouté. Elle partit, rejoindre ses amis, plus jamais elle ne s'était attaché à quelqu'un comme avec Nina, elle avait des amis, avec qui elle avait vécus beaucoup de choses, avec qui elle parlait beaucoup, mais cette relation quelle avait eu avec Nina, cette relation de vrai s½ur, elle ne l'avait avec aucun d'eux. La soirée se passa très bien comme d'habitude, elle en profita pour se défouler, même si en général ce n'est pas vraiment le genre de musique qu'elle écoute chez elle, ce n'est pas grave en soirée on s'en fou pas mal tout ce qui conte c'est de s'amuser.
Après elle est rentré chez elle, pour une fois le fauteuil de son père était libre, apparemment il avait su marché jusque sa chambre aujourd'hui. La soi disant cure qu'il avait été faire il y a 7 ans n'a servit strictement à rien, et Théa en avait marre d'essayer de lui faire entendre raison, elle abandonnait, avant ils s'entendaient très bien ils pouvaient parler de tout, mais maintenant c'est différent, ils ne se parlent presque plus, juste quand elle a besoin de quelque chose pour l'école, ils ne se voient presque plus, ils se croisent juste dans le couloir. Avant de partir à la soirée Théa avait déposé une brochure sur les alcooliques-anonymes, elle y avait ajouté un mot « si tu ne le fait pas pour toi, fait le pour moi j'ai besoin de toi, je t'aime » elle était décidé si cette fois il ne faisait rien elle ne tenterait plus rien, et peut être qu'elle partirait. Où ? Elle n'en savait rien, chez des amis, utiliser ses économies pour se trouver un appartement puis chercher un boulot, elle ne savait pas, mais elle ne peut plus supporter sa vie.
Elle a 17 ans, maintenant, elle est grande, mince, à la place de lui arriver au milieu du dos ses cheveux lui arrivent aux épaules, elle a un tatouage : une étoile sur l'épaule droite. Elle n'a pas vraiment de style, mais une chose est sûr jamais elle ne s'habillera comme ces filles qui font passer l'apparence avant tout. Pour elle l'intérieur est très important chez une personne à quoi sert d'être beau à l'extérieur, si à l'intérieur c'est tout le contraire ? Cette jeune fille a été obligé de grandir trop vite, de murir trop vite, mais elle n'a pas perdu sa fragilité...